À la découverte de Valorigo, la startup congolaise qui développe la marque de serviettes hygiéniques en bambou local

Née en 2018, lors du concours de Business Plan organisé par le Festival Amani, la startup Valorigo, co-fondé par Birindwa Makombe, Ghislaine Neema et Esther Masirika, a démarré ses activités par la production d’emballages biodégradables, avant d’initier deux ans plus tard sa principale activité actuelle « la production des serviettes hygiéniques jetables »; une idée que l’on doit à l’une des cofondatrices de la startup qui a longtemps étudié le besoin des femmes congolaises et africaines en matière d’hygiène menstruelle.

Dans cet entretien avec Ghislaine Neema, l’une des cofondatrices, nous vous amenons à la découverte de Valorigo.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, dites-nous qui est Ghislaine Neema ?

Je suis Ghislaine Neema, une jeune congolaise diplômée en gestion d’entreprises et animée de valeurs sociales. Je suis cofondatrice de Valorigo et militante des droits des jeunes femmes congolaises.

Quels problèmes essayez-vous de résoudre avec Valorigo et qui sont vos clients ?

Le problème principal auquel Valorigo s’attaque est la précarité menstruelle. En effet, aujourd’hui, 6 millions de femmes au Congo n’ont pas accès à des produits menstruels sûrs en raison de leur coût prohibitif. Elles se tournent alors pour la plupart vers des alternatives dangereuses comme l’utilisation de morceaux de tissus usagés et/ou de chiffons pour gérer leur flux menstruel. Avec nos produits, nous ciblons toutes les femmes congolaises en âge de procréer.

Quelle est votre vision et comment définissez-vous le succès ?

Nous voulons donner à chaque fille et femme africaine une expérience positive des règles. Pour nous, le succès c’est d’arriver à mettre fin au phénomène de précarité menstruelle sur le continent et ainsi offrir une meilleure santé aux filles et femmes africaines.

Pourquoi avoir choisi le programme Next Health Accelerator (NHA) ?

Il existe à ce jour, plusieurs programmes d’accélération, mais la plupart d’entre eux ne sont pas conçus pour répondre aux besoins des startups africaines proposant des solutions dans le domaine de la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR). Nous avons aperçu le programme NHA comme une opportunité unique de développer rapidement et sûrement notre solution SSR.

Quelles étaient vos attentes du programme ?

Nos attentes à travers ce programme, étaient de faire accélérer le développement de notre activité, en améliorant la qualité de notre offre et ainsi évoluer du MVP vers une phase de commercialisation officielle de notre produit sur le marché local et régional.

Parlez-nous de votre expérience avec le programme NHA ? Quelles avancées significatives avez-vous observées dans votre activité depuis que vous avez rejoint le programme ?

Faire partie de cette première cohorte du programme NHA a été une expérience très enrichissante. NHA nous a permis d’accroître notre esprit entrepreneurial, de rencontrer de nouvelles personnes importantes et de nous rapprocher des opportunités de financement. De plus, nous avons amélioré la qualité de notre produit, et la qualité de notre plan d’affaires.

Quelle a été votre plus belle rencontre depuis que vous participez au programme ?

Nous avons eu le grand plaisir de rencontrer et d’échanger avec des experts de Noru Capital, plus spécialement Naofal Ali qui nous a profondément inspiré de par ses qualités professionnelles et son expertise en matière d’analyse de projets d’entreprises.

Avez-vous un dernier mot à l’endroit des entrepreneurs ?

Entrepreneur(e)s africain(e)s développant des solutions SSR, rejoignez le programme NHA pour augmenter vos chances de réussite !